Les véhicules électriques sont-ils vraiment meilleurs pour l’environnement ?

Les véhicules électriques sont-ils vraiment meilleurs pour l’environnement ?

Les véhicules électriques sont-ils vraiment meilleurs pour l’environnement ?

→ Le 1er secteur le plus polluant en France est celui des transports.

→ La pollution est la 2ème cause de mortalité en France avec plus de 48 000 morts par an.

→ Des 54% des émissions de gaz à effet de serre issus des transports, 29% proviennent de la voiture particulière.

Il est urgent d’agir et d’améliorer notre impact sur l’environnement dans tous les domaines, et notamment dans celui des transports. Une des solutions qui a été trouvée est de remplacer le parc automobile aujourd’hui thermique (diesel, essence) par des véhicules électriques. Mais ce dernier est-il la meilleure solution ? Le véhicule électrique est-il nettement plus écologique ?

La réponse à cette question doit se faire en deux parties. En effet, il est indispensable de prendre en compte l’ensemble du cycle de vie de chaque véhicule, et non son utilisation sur route uniquement.

L'utilisation du véhicule électrique sur route

Le premier élément de réponse, et le plus facile, se trouve dans l’utilisation quotidienne de la voiture électrique. Celle-ci n’a pas de pot d’échappement et ne peut donc pas émettre du CO2. C’est tout bonnement impossible techniquement !

Il est cependant nécessaire de prendre en compte son “carburant”, l’électricité. C’est sa production qui peut émettre du CO2. Certains pays, tels que l’Allemagne, les Etats-Unis ou encore la Chine, produisent leur électricité grâce à du charbon, du gaz ou du pétrole, ce qui rend l’opération encore très polluante.

À l’inverse, la France produit son électricité grâce au nucléaire, qui est entièrement décarboné. Il est cependant important de noter que des déchets dangereux peuvent être générés pendant sa production rendant l’opération, certes 0 CO2 mais pas entièrement écologique non plus... Cependant, avec la démocratisation du véhicule électrique et la belle part faite aux énergies renouvelables, la production d’électricité ne devrait cesser d’être de moins en moins émettrice en CO2.

Quoiqu’il en soit, à l’usage, la voiture électrique possède un bilan nettement plus écologique que son homologue thermique. Cependant, l’utilisation n’est pas le seul élément à prendre en compte lorsque l’on discute de l’impact écologique du véhicule électrique. Il est important d’évaluer sa fabrication et son recyclage.

La fabrication et le recyclage du véhicule électrique

Le premier argument que l’on entend généralement lorsque l’écologie des véhicules électriques est évoquée concerne les batteries, la conception et son recyclage.

Oui la conception de la batterie coûte cher à notre environnement. En moyenne, la conception du véhicule électrique émet 50% de CO2 supplémentaire que son homologue thermique. C’est beaucoup ! Cette différence s’explique notamment du fait que les matériaux nécessaires à sa conception ne sont pas facilement accessibles. Pour créer une batterie lithium-ion il faut chercher des métaux tels que le graphite, le lithium ou le cobalt souvent présent dans de lointains pays, et pour lesquels l’extraction demande beaucoup d’énergie. Mais attention, les batteries des véhicules électrique ne sont pas les seules à nécessiter ces matériaux, il en faut également pour produire les batteries des téléphones et ordinateurs portables.

En plus de sa conception, le recyclage des batteries ne se fait pas encore très bien. Les batteries lithium-ion sont aujourd’hui recyclées à 70%. Il reste donc environ 30% qui est détruit, brûlé ou tout simplement enfouis …

De plus, la quantité de batteries à recycler dans les années à venir ne cesse de croître. Nous parlons aujourd’hui de 15 000 tonnes de batteries à recycler mais ces chiffres devraient atteindre 50 000 en 2027 et jusqu'à 700 000 en 2035 (selon les chiffres de la SNAM relaté par le Parisien).

Il est donc indispensable dès aujourd’hui de penser à demain et d’améliorer non seulement le bilan écologique des batteries lithium-ion, avec de nouveaux matériaux ?, mais aussi celui de la filière de recyclage.

Bilan

Si le véhicule électrique est encore très polluant à la fabrication et au recyclage (mais surtout à la fabrication), elle se rattrape largement à l’utilisation : Il faut donc parcourir entre 30 000 et 40 000 km pour que le bilan carbone entre un véhicule thermique et un véhicule électrique s’équilibre.

Quand on sait qu’en moyenne on conserve son véhicule pendant 5,5 ans et qu’on parcourt entre 13 000 et 15 000 km par an, cette barrière est vite franchie. D’autant plus que le véhicule sera réutilisé en 2nd ou 3ème main. Avec 150 000 km au compteur, une voiture électrique aura rejeté 9 tonnes de CO2 contre 22 pour un véhicule thermique. L’utilisation d’un véhicule électrique est d’autant plus écologique quand le véhicule réalise 300 000 ou 400 000 km sur sa durée de vie. Récemment, un conducteur de Tesla a franchi la barre des 1 million de km avec sa voiture, ce qui montre la fiabilité des véhicules électrique.

Il ne faut pas oublier que nous sommes au début de la voiture électrique et que tous ces éléments ne vont faire que s’améliorer.

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